Le menteur

Le Menteur est la dernière comédie baroque de Corneille. Évoquant le mensonge et le libertinage de mœurs, elle contient quelques passages parodiant Le Cid. Elle a fait l'objet d'une suite. C'est le plus gros succès de son temps qui préfigure le style que reprend vingt ans plus tard Molière.

Auteur(s) :
Langue cible :
Français
Langue source :
Niveau :
A1, A2, Avancé, B1, B2, C1, C2, Confirmé, Conversation, Débutant, Enfants & Ados, Faux débutant, Intermédiaire, Perfectionnement
Editeur :
Marque & Collection :
9782070320424
2-07-032042-1
Dimensions :
11 x 18 x 1 cm
Poids :
152 g
Support :
Livre poche
Etat :
new

4,73 €

Plus d'information

Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'œuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :

Mouvement littéraire > Vertige baroque, variations précieuses, prémices théoriques du classicisme
Genre et registre > Une comédie pour les honnêtes gens
L'écrivain à sa table de travail > Une adaptation en forme de chef-d'œuvre.
Groupement de textes > Mensonge et inconstance, une vision baroque du monde, un rôle dramatique
Chronologie > Pierre Corneille et son temps
Fiche > Des pistes pour rendre compte de sa lecture Dossier de Geneviève Winter

CORNEILLE Pierre

CORNEILLE PierrePierre Corneille (1606-1684), aussi appelé « le Grand Corneille » ou « Corneille l'aîné », est un dramaturge et poète français du XVIIe siècle.
Issu d'une famille de la bourgeoisie de robe, Pierre Corneille, après des études de droit, occupa des offices d'avocat à Rouen tout en se tournant vers la littérature. Il écrivit d'abord des comédies comme Mélite, La Place royale, L'Illusion comique et des tragi-comédies Clitandre (vers 1630) et en 1637, Le Cid, qui fut un triomphe, malgré les critiques de ses rivaux et des théoriciens. Il avait aussi donné dès 1634-35 une tragédie mythologique (Médée), mais ce n'est qu'en 1640 qu'il se lança dans la voie de la tragédie historique - il fut le dernier des poètes dramatiques de sa génération à le faire -, donnant ainsi ce que la postérité considéra comme ses chefs-d'œuvre : Horace, Cinna, Polyeucte, Rodogune, Héraclius et Nicomède.
Déçu par l'accueil rencontré par Pertharite (1652, pendant les troubles de la Fronde), au moment où le début de sa traduction de L'Imitation de Jésus-Christ connaissait un extraordinaire succès de librairie, il décida de renoncer à l'écriture théâtrale et acheva progressivement la traduction de L'Imitation. Tenté de revenir au théâtre par le biais d'une tragédie à grand spectacle que lui avait commandée un noble normand (La Conquête de la Toison d'or fut l'un des plus grands succès du siècle), il céda à l'invitation du surintendant Nicolas Fouquet et proposa une réécriture du sujet-phare de la tragédie, Œdipe. Cette pièce fut très bien accueillie. Il cessa d'écrire après le succès mitigé de Suréna en 1674. La tradition biographique des XVIIIe et XIXe siècles a imaginé un Corneille confronté à des difficultés matérielles durant ses dernières années, mais tous les travaux de la deuxième moitié du 20e siècle révèlent qu'il n'en a rien été et que Corneille a achevé sa vie dans une confortable aisance.
Son œuvre, 32 pièces au total, est variée : à côté de comédies proches de l'esthétique baroque, pleines d'invention théâtrale comme L'Illusion comique, Pierre Corneille a su donner une puissance émotionnelle et réflexive toute nouvelle à la tragédie moderne, apparue en France au milieu du XVIe siècle. Aux prises avec la mise en place des règles classiques, il a marqué de son empreinte le genre par les hautes figures qu'il a créées. L'œuvre de Pierre Corneille est aussi marquée par la puissance d'un alexandrin rythmé qui donne de célèbres morceaux de bravoure (monologue de Don Diègue dans Le Cid, imprécations de Camille dans Horace) et la force de maximes à certaines paroles (« Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi », dernier vers du Cid - « Je suis maître de moi comme de l'univers », Cinna, - « Dieu ne veut point d'un cœur où le monde domine » Polyeucte).
source : wikipedia